Il y a un rituel qui se répète chaque année, ponctuel comme le changement de saison : les températures baissent, les jours raccourcissent, et nous rouvrons la garde-robe à la recherche du noir. C'est un geste presque automatique, que nous prenons pour de l'élégance alors qu'il ne s'agit en réalité que d'une habitude.
Le noir rassure, cela ne fait aucun doute, et s'accorde avec tout. Mais c'est aussi, à bien y réfléchir, la couleur qui raconte le moins la saison que nous traversons.
Ce n'est pas un hasard si le passage de l'été à l'automne se résume à cela : un glissement de nuances, et non un saut dans le noir. Composer un vestiaire qui s'inspire de cette transition plutôt que de l'hibernation implique de choisir des directions chromatiques précises, trois états d'esprit différents réunis par un seul fil conducteur : remplacer le noir, avec discernement.